Parchemin Peyrestortes

Peyrestortes et son histoire

Implantée sur la route royale 117 reliant Perpignan à Foix, Peyrestortes se situe au croisement des voies permettant depuis Narbonne, de rejoindre les vallées de l’Agly et de la Têt.

La Commune connaît une histoire riche. Les traces d’un habitat néolithique (2500 ans av. JC) sont présentes dans la campagne environnante. Les vestiges découverts sur le site « Las Sedes » attestent de la présence romaine.

Pour en savoir plus : Les graffites gallo-romains de Peyrestortes, Georges Claustres, Gallia. Année 1958

Panneau des fouilles du site de Les Sedes : Villa antique ou auberge ?

Les traces d’un habitat néolithique (2500 avant J.C.) sont visibles dans la campagne environnante. Ceci n’a rien de surprenant quand on sait que Tautavel et son habitant de 450 000 ans ne sont qu’à quelques kilomètres à vol d’oiseau.

PEYRESTORTES VESTIGES NÉOLITHIQUES

Le village de Peyrestortes est situé au croisement des voies naturelles permettant, en venant de Narbonne, de rejoindre les Vallées de l’Agly et de la Têt. C’est pour cela qu’il était implanté sur la route royale reliant Perpignan à Foix. Cette route, qui est portée sur le premier cadastre de la commu­ne, traversait le village par la place et devant les écoles actuelles, pour rejoindre Cases-de-Pène, en passant par le four à chaux Andreu et les Carrières de Baixas.

Sur un léger promontoire, au lieu dit Les Sèdes, situé à quelques centaines de mètres du village, légèrement au Nord Ouest, se trouvent les ruines d’une station gallo-romaine.

Cette station a été signalée pour la première fois en 1835 par Monsieur Farines, phar­macien à Perpignan. Le compte rendu de la décou­verte paru dans le Publicateur des Pyrénées-­Orientales du 24 Octobre 1835.

De 1950 à 1952, d’autres fouilles ont été effectuées par Georges Claustres et Jean Abelanet, et le résultat partiel de ces recherches a été édité dans la Revue des Études Roussillonnaises Tome IV (1954-1955) ainsi que dans une édition du Centre National de la Recherche Scientifique intitulée « Fouilles et monuments Archéologiques en France métropoli­taine », tome XVI – 1958.

L’époque de ces vestiges remonterait à deux siè­cles avant et après le début de notre ère, avec une forte proportion de pièces de l’époque des empe­reurs Claude, Néron et Vespasien.

Tout cela est passionnant et on peut, par exemple, donner déjà quelques noms des habitants du lieu Mentitus, Tiburt, Inus, Sucessus, Alesonis, Albinis, Alii, Fausta et Amata.

Église et château

Sur l’emplacement actuel du château, existait une chapelle pré-romane du IXe siècle. Au XIe siècle, des écrits démontrent la présence des seigneurs de Peyrestortes.

Après l’acquisition du château par la Commune en 2000, a été découvert un parchemin du XVe siècle sur peau de chèvre et écrit à la plume en ancien latin.

Restaurée en 2004, l’église est dédiée à la Vierge Marie. Auparavant, elle été dédiée à Saint Jean l’Evangéliste, Saint Patron du village.

Plus d’infos : Église et Parchemin.

Eglise de Peyrestortes - Façade

Le blason de Peyrestortes

Blason de Peyrestortes contou blanc

Datant de 1279, il représente deux taureaux sur fond or et deux lévriers de Majorque couleur or sur fond noir à la langue pendante, disposés sur un écu divisé en quatre.

Plus d’infos ici


La bataille de Peyrestortes – 17 septembre 1793

Monument commémoratif de Peyrestortes Bataille de 1793

Sur les hauteurs de l'aéroport, l'automobiliste trouve à l'intersection de la route de Baixas le monument commémoratif de la bataille de Peyrestortes de 1793 qui mit fin à l'invasion espagnole de la Catalogne française. Cette colonne fut inaugurée en 1898.

Les Généraux d’Aoust et Goguet, assistés du conventionnel Cassanyes et des volontaires de Perpignan, obtinrent une brillante victoire qui marqua le début de la reconquête de la Cerdagne, du Conflent et du Roussillon.

Découvrez le livret communal « chronique de la commune de Peyrestortes » publiée en 1977, riche en informations ! Bataille de Peyrestortes du 17 septembre 1793… ici

Un personnage marquant, Albert Lavigne

Albert Lavigne né à Peyrestortes en 1837 a fait l’objet d’un ouvrage « Albert Lavigne, négociant en vins, poète et communard » (ed. La Bruyère).

Journaliste, il crée « Le Cep Roussillonnais » en 1864, n’hésitant pas à se caricaturer dans son journal « l’Echo du Roussillon ».

Quelques années plus tard, on le retrouve comme officier à la bataille de Champigny. Condamné à la déportation en Nouvelle Calédonie où il demeura de 1867 à 1880, il fit ensuite une carrière politique portant des idées d’avant-garde.

Il meurt en 1888 en Algérie.

Plus d’infos : ici.

Albert Lavigne en uniforme

Peyrestortes au siècle dernier…

À découvrir…


  • Le bois de Peyrestortes
  • L’église entièrement restaurée, son retable du XVIe siècle.
  • Une Vierge à l’enfant du XVIIe, une mise au tombeau et plusieurs retables classés monuments historiques.
  • Le Site et le Monument de la Bataille
  • Une chapelle préromane et le château
  • Les fouilles romaines
  • Le vin forcé